• Errance

    Dans la nuit froide, enveloppée d’un épais brouillard.

    Perdue dans mes pensées loin des regards,

    Mes pas résonnent dans ce silence blafard

    Le hululement d’une chouette me laisse hagard

     

    Je me dirige où le vent me porte, est-ce le début de la démence?

    Qui me conduit sur les quais pour un train en partance!

    De mes errances trop près de la souffrance.

    J’ attends la délivrance.

     

    L’espérance repliée dans ma mémoire

    Fait écho à mon désespoir.

    Je me souviens alors..il faut passer la porte

    Retrouver le murmure de la voix forte.

    Seule au fond de la haine

    Trop loin des « je t’aime » je crie ma peine.

     

    La rue est mon logis , on me nomme « la clocharde »

    Par ces jours frileux, je ne suis vêtue que de hardes

    Les gens passent sans me voir , comme si je n’existais pas

    Pourtant je ne suis pas invisible , alors venez à moi !

     

    Quatre mains sur texte libre :Nini/ Morganne

     

    9/10Novembre 2011

       


  • Commentaires

    1
    Dimanche 23 Mars 2014 à 09:04

    Filles ou garçons quel désespoir de voir tous ces laissés pour compte, et quel vilain mot pour les identifier que celui de clochard, quand on pense que à l'origine le clochard était un choix de vie, affirmation d'une philosophie de vie et aujourd'hui on galvaude ce nom à tous les abandonnés de la société qui refuse de voir les résultats catastrophiques de son égoisme pervers

    amicalement

    Claude

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